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La Môme Edith Piaf "Non, je ne regrette rien" Vidéo. Critique du film

Affiche du film - Sortie prévue le 14 février dans les salles.

Un avant goût avec cette vidéo "Non, je ne regrette rien" - Edith Piaf elle même. CLIC .

    UNE GRANDE DAME    

15/02/2007 : un film peu recommandable quant au scénario, les acteurs et la technique y étant performantes.

J'ai vu le film à sa sortie. Je vais être très critique mais je n'apprécie pas le regard sur cette femme porté par le scénariste et réalisateur de ce film. Je vais écrire pourquoi.

La facette faisant d'Edith une dépendante, une assistée ne me convient pas dans son interprétation. La caricature est trop poussée laissant évoluer sous nos yeux une personne que l'on voudrait nous faire croire insouciante, superficielle, égocentrique, tyrannique repliée sur elle-même au point de n'être qu'un fantôme de la vie. Certes les fantômes traversent les siècles !

C'est un parti pris. Mais je ne le prends pas car lorsqu'on prétend filmer sur la Môme Edith Piaf on ne sectionne pas le personnage. Doit on être fidèle au personnage intégralement? Si le cinéma est libre d'apporter son savoir-faire dans la vision des évènements, je pense qu'un réalisateur se doit d'apporter le savoir-être de son personnage. Il ne peut tronquer l'autre facette bien plus évidente, récurrence de son enfance puisqu'il est fait référence à l'enfance d'Edith Piaf, celui de son regard sur les autres, celui de son amour pour révèler et pousser les autres à donner le maximum d'eux. Car si elle est rigide avec elle-même, elle est perfectionniste pour bon nombre d'artistes qu'elle révèlera parce que sa fibre d'enfant délaissée lui appris à déceler l'autre et le révéler dans ce qu'il a de meilleur et qu'il ignore de lui. Seule une Edith avait la générosité et le talent de porter à bout de bras. C'était sa force. Invisible dans le film.

A aucun moment dans ce film, il n'est fait référence au charisme de cette femme et si l'on n'avait une connaissance de la psychologie de la résiliente Edith, l'on pourrait faire l'impasse sur le monopole du coeur de cette grande dame, car un son coeur était gros pour une petite femme. Trop gros ?

Certains aspects comme son auto-destruction, sa peur de la solitude, sa dépendance, sa rigidité sont exacts mais ne peuvent se suffire à eux mêmes pour intituler le film "La Môme".

J'ai assisté au massacre à la caméra d'Edith Piaf.  

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