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Abeille lovée dans la main d'un coutelier de Laguiole - Photo M@rie

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Photo M@rie 2007 - L'abeille en acier lovée au creux de la main d'un coutellier de Laguiole - Une ornementation des couteaux de Laguiole, qui pour autant ne signe pas l'authencité. Des "Calmels" portent d'autres signes.

Je suis sensible à l'aspect de cette peau abîmée, à cette empreinte du travail manuel. 


Son abeille posée sur son ressort tel un bijou :


"Le laguiole de ce siècle n’est plus un couteau de paysan : il est redessiné par les designers, façonné avec des matériaux modernes, s’expose à New-York et à Séville, se transforme en lame de pêcheur en mer et en objet d’art, devient le symbole de la tradition, du savoir faire, du vrai, du beau.

 

On l’aime pour la complexité et la finition des pièces qui le composent, son raffinement qui lui vaut d’être la Rolls-Royce du couteau fermant, son abeille posée sur le ressort tel un bijou, les veinures de sa corne blonde ou la couleur d’ébène de ses plaquettes en pointe de corne noire.

 

On l’aime pour l’élégance de ses habits, pour le galbe de son manche qui permet d’épouser la paume de la main, parce qu’il coupe bien et remplit la fonction première de tout objet destiné à tailler et à trancher.

 

On l’aime pour son histoire constellée de légendes.

 

Le symbole d’un art de vivre : tout autant qu’hier porteur de valeurs et de traditions. L’objet-culte a ses admirateurs, son académie. Une complicité unit ses porteurs pour qui il sert de mot de passe et de signe de ralliement. 

Extrait d'un livre de 
Daniel Crozes, journaliste, historien, et romancier.

Le Laguiole

 

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