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Gestion des risques : une étude sur les circonstances des chutes des patients à l'hôpital

Une étude sur les circonstances des chutes des patients à l’hôpital Des chercheurs américains ont étudié 7082 chutes dans 9 hôpitaux de 2001 à 2003 et leurs facteurs favorisant. Dans plus de la moitié des cas, ces chutes n’ont pas entraîné de dommages. 

Cependant, 26 % de ces chutes ont entraîné des blessures, mineures ou majeures. 

http://www.journals.uchicago.edu/doi/abs/10.1086/513725



Texte M@rie de la gestion des risques sur le blog : arrêt
Formée en 1997 sur un programme américain de l'Institut Insurance ofAmerica en tant qu'Associate in Risk Management (Gestion des risques), à la demande du directeur des Hôpitaux de Toulouse, monsieur René Rettig, j'ai pu diversifier mon activité à l'ensemble des risques qu'encourt un système complexe. La santé en est un exemple, j'ai pu apprendre à identifier les risques, les analyser et en proposer des améliorations (procédure qualité, procédures, hygiène, rédacion de Bonnes Pratiques Professionnelles..) ou des transferts (assurantiels, externalisations, entretien). 

Plusieurs techniques de réduction des risques concourrent à soit en atténuer l'occurence (prévention), soit à accepter le risque et dans ce contexte en diminuer les conséquences (protection). Agir sur le lien de causalité de l'évènement consiste donc, dans un premier temps, à pouvoir recueillir l'ensemble des éléments constitutifs de l'évènement indésirable, des facteurs récurrents, des causes précipitantes et une analyse multifactorielle. L'évaluation boucle la boucle. Seule une attitude purement factuelle, c'est à dire, ne prenant en compte que des faits objectivés permettent une objectivité nécessaire. 

Lorsque j'ai eu à me pencher sur le risque juridique des établissements de santé, des professionnels de santé, des médecins à risque, j'ai eu nécessité d'en comprendre les fondements pour une réflexion juste et partiale. A côté des risques dommages, les encours de responsabilité ont nécessité alors une connaissance du droit, pénal, administratif, de la déontologie, raison qui en 1999 me poussait à suivre une formation privée auprès de magistrats pour concourir au "concours exceptionnel de la magistrature". J'appris alors à rédiger des notes de synthèse issues de 40 documents de doctrine, des dissertations juridiques, et des rédactions juridiques. Ce fut alors un apprentissage extraordinaire, dans un milieu complètement différent que le mien et ce furent 15 heures de concours, 3 fois 5 heures, qui me stimulèrent intellectuellement, n'ayant eu qu'une approche du droit de la santé. Proche de l'oral, je fus recalée, sans grande peine. Avoir osé me permettre était déjà un succès et je conservais ce sens de la note de synthèse. 

La médecine prenait un autre visage à mes yeux et je trouvais à satisfaire ma nouvelle passion à l'Agence Nationale de l'Accréditation et de l'Evaluation en Santé, dès septembre 1999. La mise en place des accréditations des établissements de santé débutait avec ce petit service de cinq personnes, et les établissements entamaient leur évolution culturelle. je ne prononce pas révolution, mais évolution. Les ordonnances Jupé prévoyaient un contrôle externe par des experts-visteurs professionnels de santé, des visites de site sur les bases d' une auto-évaluation in situ. l'objectif était d'apprécier la qualité et les risques de l'établissement engagé dans cette procédure dans un volontariat. Nous, trois médecins et un directeur-infirmier, sous la direction de madame Chantal Lachenaye, devions mettre en place toute la procédure par une construction phase par phase. Tout était à créer. Ce fut fait et la mission accomplie. La compétence pour la rédaction des notes de synthèse juridique me permit d'accompagner un coordonnateur des experts-visteurs dans la rédaction de l'un des premiers rapports d'accréditation de France. William Harvey, s'appelait cet établissement. La forme et le fond des rapports étaient acquis, après plusieurs tatônnements. L'aventure dura plus de 6 ans. la gestion des risques s'est immiscée dans le paysage hospitalier et de la santé très progressivement, perçue assez négativement dans un premier temps. La rigueur de raisonnement pourtant était porteuse d'espoir de réduction des accidents et évènements indésirables. Medical Risk Manager d'une compagnie d'assurance américaine d'aôut 1998 à janvier 1999 me permit de vivre dans le Minnesota, l'expérience de plus de 20 ans de gestion des risques pratiqués aux USA, avant nous. Ils étaient rodés et ce fut très exceptionnel pour moi de vivre cela. Par contre, la transposition en France, ou plutôt l'adaptation des bases princiapales dans les établissements privés ou publics de la gestion des risques, fut très douloureux, incompris et rejeté. Mon expérience ne servait à rien et me desservait copieusement. L'ANAES fut ma porte de sortie de l'incompréhension. 

Et pourtant, aujourd'hui, sous l'impulsion de l'OMS, de l'Université de Haward, des prises de conscience des grandes affaires de santé publique, comme le sang contaminé, les infections nosocomiales, l'affaire de la clinique du sport, des retraits produits, induirent les vigilances réglementaires (pharmacovigilance, hémovigilance, matériovigilance, ...) le système se met sous contrôle et améliore la connaissance des circuits, des flux, des dysfonctionnements. Une grand enquête française ENEIS, (2003-2005) sous l'égide du docteur Philippe MICHEL (CCEQQUA), se mettait en place et ramenait les premiers éléments d'une vision nationale des évènements indésirables graves en santé. La médecine clinicienne était bien loin de ma pratique quotidienne, et pourtant au quotidien je mettais ma connaissance de la médecine pour en améliorer le fonctionnement et garantir aux patients une prise en charge médicale, médicamenteuse, de qualité et j'ajouterai aux risques mesurés. Le risque "Zéro" n'existe pas. Je ne sais plus qui a dit "que si l'on fait une erreur, ne pas la reconnaître pour la corriger est une FAUTE". 

Dans les systèmes de reporting des évènements indésirables en place dans les pays développés en gestion des risques, anglo saxons principalement, (Australie, USA, Nouvelle Zélande, une tentative Belge de madame Véronique de Keyser, eurodéputée..) montrent que les déclarations nécessitent un anonymat et protection des bases de déclaration. Le système aérien est classiquement le modèle en matière de procédures de report d'incidents ou d'analyse d'accidents. Pour s'améliorer il faut identifier les causes dysfonctionnantes. Tout ceci constituait mon travail passionnant jusqu'au 14 janvier 2006. Je vais rester sobre sur ce sujet tellement il est abject, pour laisser un jour la vérité éclater sinon "à l'homme droit, lui importe peu que son ombre soit courbée" (proverbe chinois). 

J'ai crée mon blog le 16 janvier 2006....tous les jours, je m'imposais de poursuire, de rechercher, de quêter. Maintenant, dans mon blog, deux ans après, je mettrai outre les photos qui constitue mon regard artistique sur la nature, les hommes et les femmes que je rencontre, des articles flashs portant sur des points très populaires de la santé, des études scientifiques pour vous convaincre que la connaissance des causes sert l'INTERET GENERAL Mais au fait, je crois avoir voulu démontrer tout au long de ces deux années de blog que les objectifs qui sont les nôtres aujourd'hui trouvent leur enracinement dans l'enfance. Alors, je me suis demandée pourquoi mon combat contre les "ERREURS MEDICALES" et pourquoi partir après quelques pionniers comme  Gérard Viens de l'ESSEC et le docteur Anhoury 1993 à Chicago, avant tout le monde aux USA pour un système de gestion des risques refusé culturellement en France, à ce moment là....eh bien, voilà...mon père est mort d'au moins deux erreurs médicales à l'âge de 33 ans. Saint Cyr et une angine sptreptococcique non traitée, puis rhumatisme articulaire aïgu, puis rétrécissement mitral, puis cardiopathie valvuraire évoluant en 13 ans vers une calcification de la mitrale, dyspnée, insuffisance cardiaque majeure dans les années 1967. Nous étions au début des interventions chirurgicales à coeur ouvert, sous CEC, pour remplacer la valve mitrale. Il accepta tardivement de partir à Paris, clinique Marie Lannelongue. A Montesquieu nous nous sommes embrassés, dit au revoir toute la famille en pleine connaissance de cause. A 9 ans, on comprend que soit il revient, soit il ne revient pas. La voiture s'en va, roule, disparait emportant le père et la mère courageux tous les deux et on croise les doigts que l'opération si risquée réussisse. Une semaine avant l'intervention, anesthésie générale pour extraire les dents douteuses et éviter une endocardite ou septicémie. Ca va pas. J'étais à Luchon avec ma grand-mère maternelle, Juliette, ma Manou aveyronnaise, lorsque les nouvelles s'assombrissaient, on m'occuapait du matin au soir et un jour j'ai vu des yeux rougis, les yeux d'adultes rougis séchés à mon entrée dans la pièce. Des rires qui sonnaient faussement la joie...tout ça n'était pas de bon augure. Retour à Toulouse, les femmes sur le siège arrière et le conducteur et moi devant ! alors que c'était interdit. J'avais compris. Je n'ai su le reste que plus tard par la révélation de madame Broihanne que j'embrasse éternellement pour la douceur avec laquelle elle m'annonça que mon Papa ne reviendrait pas. Maman n'avait plus de force pour me l'annoncer et c'est très bien ainsi. Elle venait de perdre l'essentiel de sa vie. Alors, j'ai passé des heures dans les bouquins pour comprendre comment un petit machin, comme une bactérie qui donne une angine banale, pouvait entraîner la mort. La médecine n'avait pas de secrets pour moi. Je découvrais appareil par appareil, puis je décidais que je soignerai quand je serai grande. C'est fait. C'était facile, des tuyaux, des fils électriques, des charnières, des tout-à-l'égouts, des appareils photographiques pour voir, des marteaux et enclumes pour entendre, une pompe pour envoyer le sang partout, des roues en forme de jambes, une carrosserie sous la forme de la peau...etc. Sa mort il la devait à une erreur de diagnostic : de retour du bloc opératoire, il avait fait ce qu'un interne traita pour une bronchite pulmonaire..mais ce n'était pas une bronchite.....une insuffiance respiratoire s'était installée, transportée d'urgence à Cochin, circulant dans Paris entre deux motards dans une ambulance, il fut placé sous tente à oxygène en réa....pour une EMBOLIE PULMONAIRE et le traitement est diamétralement opposé et différent. Autant traiter une fracture de jambe par un bandage sur la tête !!! Supérieure à 60%, il n'avait aucune chance de survivre et plus tard l'extraction dentaire fut abandonnée car cela avait donné cette forme de complications chez ces "gros" cardiaques, sous la forme d'une fibrillation auriculaire et lachage d'un embol. C'est seul qu'il mourra, car on exclu l'épouse des soins intensifs. Aujourd'hui, j'accompagne jusqu'à la fin toute personne et je ne veux pas qu'elle meure seule. La gestion des risques fait partie de ma vie depuis mon enfance, et j'en ai fait ma compagne. Je ne veux pas que d'autres vivent ce que j'ai vécu. Je ne ressens aucune haine, ni ressentiment envers quiconque. Je suis contre toute forme de haine et m'opposerai à ces personnes qui m'affirment "il faut punir" préférant le lynchage qui ne ressucite pas le mort. Et surtout ce que m'a confié "Soeur Marie-Thérèse, rester humble. 

Ce texte est pour mes enfants, et aussi pour tous ceux à qui je ne me raconterai jamais, mes collègues, mes amis, mes contradicteurs, les tous ceux qui jugent sans savoir. C'est aujourd'hui qu'il faut vivre pour demain. Le passé est révolu, ma mère a été courageuse et a fait de son mieux, veuve à 30 ans. Trois mois après, son père décèdera d'un infarctus massif triste de voir son unique fille toute seule et sa vie ne fut pas toute tracée. Elle tâtonna dans le noir. La famille s'effondra, mais certains ont construit de belles choses et réalisé ce qui était à réaliser dans la suite logique des choses entamées et restées inachevées. Et l'eau n'a cessé de couler depuis...et continuera.


Donc, la gestion des risques et des études de cas peupleront mon blog. A bientôt. 

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