En souvenir de mes séjours aux USA, où j'ai vécu cette capacité qu'ont les américains de se sublimer et permettre à l'autre de se réaliser.
A 26 ans, j'ai connu cette chance d'être placée sur la première scène d'un congrès à New-York portant une étude française sur les premiers résultats de la séropositivité SIDA en France, sur une population de 437 polytoxicomanes immunodéprimés. En plein Manhattan, logée dans une Université américaine ce n'était pas le moment de rester bouche sèche...devant un parterre de spécialistes. "Vous n'y n'arriverez pas " m'avait encouragé un Professeur français ! Je fermais mon écoute et transformais ses propos en positif pour moi. Bien sûr qu'on y arrive. Le mental nécessaire pour dépasser ses peurs arrive si on le cherche. Le rêve américain s'était réalisé pour moi. J'ai voulu que mes enfants et d'autres personnes aux capacités inexploitées vivent ce dépassement, au risque pour moi de passer pour quelqu'un de "dur", de "méchant (sic)". Confucius nous apprend qu'il s'agit d'un apprentissage ; à lire dans ses fameux "Entretiens", 12.16
"L'homme en quête de maturation accomplit ce qui et beau chez l'autre, mais non ce qui est mal. L'homme indifférent à la maturation fait le contraire".
L'étude du rapport bénéfice/risque m'a toujours démontré que le bénéfice pour les autres est supérieur au risque pour moi.
Je raconterai bientôt, mes USA, la vie dans une compagnie américaine et je l'espère, j'éclairerai ainsi la vision de l'équipe que je porte. Le meilleur inconnu sort de soi et l'on dépasse ses limites. En France, on est freiné et limité. C'est l'inverse et la jalousie guette mauvaise conseillère. Les américains permettent de reconnaître les ressources humaines comme un potentiel à libérer : l'exploit réalisé par le jeune chanteur qui "se dépasse" dans cet extrait de Sister Act 2 en est bien l'exemple.